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Programme "Paysage allégorique"

Responsables : Christophe IMBERT, Philipe MAUPEU, Cristina NOACCO


 

Ce programme sur le Paysage Allégorique a fait l’objet de journées d’études, d’un colloque et d’un séminaire. Si nombre de travaux se sont accumulés dans les vingt dernière années sur l’Allégorie, d’une part, et sur le Paysage d’autre part, la cohérence propre au Paysage Allégorique a été mal cernée. Une réflexion a donc été engagée pour saisir ce que seraient les grandes étapes d’une Histoire du paysage allégorique, et pour définir en même temps quelques-uns des objets récurrents fondateurs d’une typologie, d’une topique propre à ce champ décisif de l’imaginaire culturel européen. La réflexion, qui a croisé les apports de la tradition classique et de la matrice médiévale dans la genèse d’un imaginaire moderne, s’est opérée en considérant un panorama transhistorique et européen, et en convoquant l’histoire de l’art – voire la géographie ou l’étude du paysage.

Après une journée d’étude réunissant comparatistes, médiévistes, seiziémiste, historien d’art (UTM et Paris I), dont les contributions jalonnaient une période large, du XIVe au XXe siècle, Ch. Imbert et Ph. Maupeu ont organisé les 7-8-9 avril 2010 un colloque international sur « Le paysage allégorique : de l’image mentale au pays transfiguré » : les vingt et un intervenants, venus de Suisse, d’Italie, d’Angleterre, et de diverses universités françaises, médiévistes, seiziémistes, spécialistes de littérature anglaise ou italienne, historiens d’art, architecte, géographe, comparatistes, ont éclairé ces enjeux du XIIIème siècle à la post-modernité. Les actes ont été publiés aux PUR en 2011.

Le séminaire sur « le paysage allégorique » a comporté six séances (2010-2012), avec des intervenants invités (Paris I, Mulhouse, Rotgers University, Turin) ou des chercheurs toulousains. Une séance d’introduction a tenté de cadrer les enjeux et les grands rythmes de développement historique du paysage allégorique de l’antiquité à nos jours. Deux orientations majeures ont été retenues pour les travaux à venir: la mise au point sur des moments clefs d’une histoire du paysage allégorique (précisant les zones mal balisées par le colloque précédemment organisé sur ce thème) et la mise en valeur de topiques, de lieux particulièrement récurrents et significatifs pour un imaginaire transhistorique du paysage allégorique. Les travaux de cette première année devaient cependant ouvrir la voie en éclairant plutôt les modalités d’émergence du caractère allégorique dans le texte ou l’image du paysage.La deuxième séance (« Des regardeurs dans la peinture : entre veduta et visione, contemplation du paysage et cristallisation allégorique. ») concernait donc l’émergence de la dimension allégorique dans la mise en scène du regard à travers des exemples de la peinture du XIVe et XVe siècle européen, ainsi que quelque exemples de la Chine ancienne. La troisième et dernière séance était intitulée : "L’Amérique de Neruda : terre innomée ou paysage palimpseste" Et elle concernait la révélation de la dimension allégorique du paysage dans les poèmes de Neruda, à travers le jeu de l’intertextualité et la réactivation des modèles de Whitman et de Dante. Les trois séances suivante se sont tournées vers un approfondissement du legs du Moyen Age tardif. 

Une journée d’étude conclusive a porté sur « Le Bois Sacré » et valorisé l’apport de la tradition classique dans le champ du paysage allégorique : les cinq intervenants ont cerné les contours de ce lieu imaginaire de la culture romaine antique au premier XXe siècle. Les actes sont proposés aux PUR. Dans ces deux années, nous sommes parvenus à créer un groupe de réflexion assez stable, participatif, et représentatif d’une certaine diversité de disciplines (Littérature française du moyen-âge, des siècles classiques, Littérature comparée, Lettres classiques, Italien, Allemand, Polonais, Histoire de l’art) : il y a eu toujours une dizaine (parfois davantage) de participants aux séances, dont une majorité d’enseignants du Mirail et quelques étudiants en M2 et doctorat.

En 2013-2014, l’activité du séminaire(six séances) a repris avec un nouveau programme proposé par Cristina Noacco (épaulée par Ch. Imbert) sur « Le Château allégorique », un des éléments constitutifs du paysage mental. Par une approche diachronique et interdisciplinaire, ce séminaire s’est interrogé sur l’apport des différentes réflexions, littéraires et artistiques, qui ont contribué à rattacher l’image du château à la tradition européenne de la pensée allégorique. La perspective diachronique a permis de souligner les variations de sens qui ont été proposées de l’image mentale du château.

La séance d’introduction fut assurée par Cristina Noacco. Jean Nimis a ensuite proposé une réflexion sur Forteresses allégoriques chez Calvino et Buzzati : destins croisés ? Lors de la troisième séance, François Bonfils a parlé de L’allégorie mystique : le château intérieur de sainte Thérèse d’Avila. Ensuite Patrick Marota présenté Une herméneutique des châteaux chez Julien Gracq.

Ce séminaire repose sur une collaboration entre membres de trois laboratoires de l’UTM (Framespa, Il Laboratorio, PLH). L’envergure diachronique et interdisciplinaire permet aux étudiants de Master et aux doctorants intéressés d’engager des échanges dans un esprit d’ouverture nécessaire à leur parcours de formation. Les actes du séminaire et de la journée d’études seront publiés aux PUR de Rennes, dans la collection « Interférences ». 


 

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