Les deux Pelléas : œuvres de rupture ou de liberté ?

Publié le 29 avril 2020 Mis à jour le 16 octobre 2020
le 11 février 2021
Théâtre du Capitole, salle du Grand Foyer ou en visioconférence

29ème journée d'étude organisée en partenariat avec le Théâtre du Capitole dans le cadre du programme « Convention Opéra ».

La pièce de Maeterlinck, donnée le 17 mai 1893 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, et  l’opéra de Debussy, drame lyrique présenté pour la première fois devant le public de l’Opéra-Comique le 30 avril 1902, ont été des événements artistiques et mondains majeurs et ont de ce fait marqué l’Histoire de la scène française.
Les distanciations, les ruptures, les continuités et les compromis de ces œuvres symbolistes par correspondent à un besoin d’émancipation et d’affirmation artistiques s’éloignant de l’héritage romantique. Debussy, répondant à un journaliste, justifiait l’absence de duo d’amour dans son opéra en raison du manque de naturel du chant polyphonique tenu de prendre en charge des confessions amoureuses intimes et personnelles. Le public de l’Opéra-Comique ne pouvait qu’être désarçonné par un tel choix.
Quels sont les rapports de ces deux Pelléas et Mélisande avec la tradition de la scène : liberté, rupture ? La postérité n’étant pas toujours en phase avec la valeur intrinsèque d’une œuvre d’art, les chercheurs réunis par l’Institut IRPALL dans le cadre de cette journée d’études organisée en collaboration avec le Théâtre du Capitole, mettront en lumière l’ambition esthétique de ces deux Pelléas, pour mieux mesurer la singularité de l’intention de chaque auteur et sortir des lieux communs d’œuvres prétendument révolutionnaires.
Partenaires :
Théâtre du Capitole
www.theatreducapitole.fr
Contact :
Christine Calvet, Institut IRPALL :