Colloque international "Voix et savoirs : entendre les textes"

Publié le 19 juillet 2019 Mis à jour le 19 juillet 2019
du 5 juin 2008 au 7 juin 2008 Université Toulouse - Jean Jaurès
Maison de la recherche, salle D29

Colloque international organisé par l'Institut IRPALL sur "prose/poésie : ponctuation, diction, rythmes et mélodies".

Responsable scientifique : François-Charles Gaudard


A partir de travaux associant des musicologues, des américanistes, des littéraires, des linguistes et des stylisticiens, on a pu réévaluer la problématique du sens et du sensible dans le schéma communicationnel propre aux objets d'art littéraires.

Ce colloque est centré sur la question de la voix dans la réalité sensible et complexe de la communication. La voix est un medium qui articule les impressions et les connaissances de l'auditeur avec l'expression du savoir et de l'expérience véhiculée par le texte. Même si la voix que l'on « entend » est faite de résonances multiples, elle est unique, et à ce titre, identifiable et peut donc être étudiée comme le canal énergétique qui laisse émerger les tensions et polémiques déjà relevées par la tradition sémiotique, tout en assurant la nécessaire liaison entre les divers éléments de discorde du processus communicationnel et correspond à une scénographie si le point de vue est celui de la représentation, à une stratégie si le point de vue est celui de la rhétorique, et à un dispositif si le point de vue est celui de l'organisation discursive.

 

Cette approche de l'écoute des textes, de la voix et du savoir est née d'un travail interdisciplinaire accompli sur un corpus associant des compositeurs de mélodies françaises (Fauré, Debussy, Reynaldo Hahn, Ravel…), des poètes dont les textes ont été exploités par ces mêmes compositeurs (Verlaine, Baudelaire, Sully Prudhomme, Mallarmé, Van Lerberghe), des « écrivains » aux registres divers (Hugo, Chansons des rues et des bois, Bruant, Richepin, Pierre Louys…) et, plus près de nous, des représentants de ce qu'on appelle le rock littéraire (de Dylan à Thiéfaine). Les apports de cette recherche sont novateurs aussi bien du point de vue méthodologique (de la construction de parcours interprétatifs au mouvement même de l'appropriation du texte) que du point de vue de la stricte intelligibilité des textes.