Colloque "Les relations musique-théâtre : du désir au modèle"

Publié le 19 juillet 2019 Mis à jour le 16 août 2019
du 15 avril 2007 au 16 avril 2007

Colloque sur la question de la "musicalité" de la mise en scène.

Sur la scène contemporaine, tant théâtrale que musicale, s'inventent de nouvelles relations, de type dialogique, entre la musique et le théâtre. constitués que sont l'opéra ou la comédie musicale. On parle alors de "musicalité" de la mise en scène ou des textes de théâtralité de la musique et de l'interprétation musicale. Cet ouvrage s'attache à décrire, identifier, explorer l'ensemble de ces relations et à en esquisser la généalogie.

Dans la continuité du travail engagé lors d'une première journée d'études au Théâtre National de Toulouse intitulée « Les rencontres théâtre-musique : complémentarité et frictions » (14 janvier 2005), nous nous proposons d'approfondir la réflexion lors d'un colloque international. En effet, nous sommes partis d'une constatation : sur la scène contemporaine - tant théâtrale que musicale - s'inventent de nouvelles relations entre la musique et le théâtre, difficiles à définir. Celles-ci n'ont rien de fusionnel et ne s'inscrivent pas véritablement dans les genres constitués que sont l'opéra ou la comédie musicale. On parle alors de « musicalité » de la mise en scène ou des textes, de « théâtralité » de la musique. Dans le cadre de concerts de musique classique, populaire ou contemporaine, les musiciens font de plus en plus appel à des formes théâtrales (acteurs, danseurs, textes joués ou lus, mise en scène). On peut penser, par exemple, à Votre Faust de Butor et Pousseur, à Un jour comme un autre de Vilko Globokar, à l'oeuvre de Georges Aperghis ou encore au récent spectacle de Michel Rostain d'après Nancy Huston, La Désaccordée (Théâtre National de Toulouse, 2003). Au théâtre, la « musique de scène » a changé de fonction et de signification: le musicien devient comédien, dans les mises en scène de Jean-Louis Hourdin, par exemple, et l'instrument s'intègre au dispositif scénique de façon originale, comme dans certaines expériences de Meyerhold dès les années 20.
Il incombe à la recherche universitaire, que nous concevons ici comme pluridisciplinaire, de décrire, d'identifier, d'explorer ces phénomènes, ainsi que d'en faire la généalogie en étudiant les précurseurs de telles démarches au XXe siècle (metteurs en scène, auteurs, musiciens) et en remontant éventuellement jusqu'aux siècles précédents (modèle shakespearien, pantomimes du XIXe siècle…).
Nous souhaitons associer à cette manifestation des chercheurs d'autres universités françaises et étrangères, de disciplines telles que la littérature comparée, la musicologie, les études théâtrales, les littératures françaises et étrangères. Il s'agit d'analyser l'attirance réciproque entre théâtre et musique, qu'elle s'exprime dans la pulsion ou débouche sur une véritable modélisation.
Deux problématiques seront donc explorées, correspondant au deux journées prévues :

- Modèle musical et pratiques théâtrales : nous nous attacherons au modèle musical tel qu'il se définit dans les discours théoriques sur le jeu ou la mise en scène mais aussi dans ses effets dans des spectacles précis.

- Théâtralité de la musique : nous nous intéresserons à la qualité « théâtrale » de partitions (écrites délibérément ou non pour la scène) ainsi qu'à la théâtralisation de l'interprétation vocale ou instrumentale dans le cadre de concerts ou performances musico-théâtrales précises.
Partenaires :
le Théâtre Garonne et le Théâtre du Pavé de Toulouse